G T Ado, maintenant je suis adulte…
Alors que je m’apprétais à rédiger mon premier post/test sur ce blog (et j’en aurai des choses à raconter sur le nombre de raclées que j’ai mises à Mario Kart Wii Online à une certaine personne dont je ne donnerai que les initiales de son pseudo à savoir J J …), une actualité brulante m’a forcé à changer mes plans en dernière minute.
Comme vous le savez tous (à moins de vivre dans un igloo au fin fond de l’Alaska avec un ordi qui n’affiche que la page du Partner’s Blog - ce qui serait déjà un grand soulagement), c’est aujourd’hui que la déferlante GTA4 s’abat (jeu de mot avec le contenu du jeu) sur le monde ludo-numérique. Outre les enjeux financier colossaux que sucite la sortie de la suite du bien “culturel” le plus vendu dans le monde, aussi bien pour Take-Two (dont le rachat par EA devrait se faire avec un rapport de force moins en faveur du géant de Redwood) que pour Sony et Microsoft qui se tire la bourre à celui qui vendra le plus de packs GTA 4 (et tout cela pendant que la Wii vise alègrement les 50 millions de consoles vendues en 2009), un autre combat se déroule, cette fois-ci dans la presse dite “généraliste”.
Ainsi, fidèle téléspectateur de l’excellente émission “Le Grand Journal” sur Canal (OK, surtout pour le SAV et Louise Bourguoin!), je découvre avec surprise que l’émission d’hier ( du 28 avril 08 ) propose un sujet sur la sortie du phénomène. Content que le jeu vidéo prenne de plus en plus de place sur la scène médiatique, je déchanta très vite quand je vis que les invités amenés à parler du jeu était un psy et jeune en T-shirt noir dégoutant, autrement dit un”geek” (cf. photo ci-dessous).
En effet, comme je le craignais, la discussion dérapa très vite sur la violence et le jeu vidéo : le jeu vidéo rend débile, gaga, nerveux, violent, est responsable de la faim dans le monde, de l’augmentation du baril du pétrole, etc, etc…

Grand jeu trouver le Geek : un indice, le jeu vidéo est responsable de la chute de cheveux…
C’est donc avec désolation que je compris qu’une fois de plus les journalistes étaient là pour bruler sur la place publique le jeu vidéo. Bien sûr ce n’est pas la première ni la dernière fois qu’un tel dénigrement ce produit dans nos beaux media français : interview d’ex-addicts qui ne sortaient plus de chez eux, témoignages de parents inquiets… le point d’orgue étant la roccambolesque histoire du faux sucide collectif à la poche silicone pour cause de délai du jeu DOA relayé sur les vrais jounaux Libé et de France 2 (pour vous marrer, c’est ici). Mais combien de temps devrons-nous supporter cet affront?
Hier, les invités se sont posés la question du pourquoi du succès de GTA. Mais ce sont-ils intérogés également sur les succès des films “Le Parrain”, “Scareface” ou des séries comme “Les Sopranos”, qui, eux aussi, font l’apologie de la violence?
Quand on pense que ce sont ces mêmes personnes qui aimaient le rock’n'roll dans leur jeunesse alors que tout le monde la déclarait musique satanique, il y a de quoi se demander s’ils n’ont pas eux aussi “liquider l’héritage de mai 68″.
Perso, j’ai 28 ans, fait 8 ans d’études sup et le fait d’être un fana de jeu vidéo depuis mes 8 ans (ah, la Master System…) ne m’a pas empêcher de structurer socialement. Et je suis certain que je ne suis pas le seul dans mon cas.
Sur ces belles paroles, je m’en vais retourner à mes consoles chéries car je suis certain que le même J J mentioné au début de l’article, n’en a pas eu assez, en terme de raclée!
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